23 mars 2013 ~ 2 Commentaires

Madagascar 3

Semaine du 4 au 8 Mars 2013.

Avec les coordinateurs et les formateurs des 6 centres de proximité de l’A.M.,

nous sommes partis à Antsirabe (90 km au nord d’Ambositra),

pour plusieurs visites d’échanges.

Entre la ferme du diocèse, FIFAMANOR,

la CAF (centre d’appui à la formation),

CEFFEL (centre d’expérimentation et de formation pour les fruits et légumes),

la ferme école de Tombontsoa,

et le CFAMA (centre de formation et d’application du machinisme agricole),

Nous avons eu l’occasion de voir différentes activités, différentes mode de gestion.

A présent il faut que cela puisse venir enrichir la réflexion,

dans chacun des centres de proximité,

toujours dans l’objectif d’améliorer la gestion et la rentabilité des fermes.

Entre les visites, les séances photos se succèdent.

Sous toutes les coutures, nous découvrons chacun !

Voici les 6 coordinateurs debout et les 6 formateurs agricoles.

A gauche, le centre St Paul, avec Mami (debout) et Ando (accroupi)

Le centre d’Amborompotsy, avec Eulalie et Tahina

Le centre Sandrandahy, avec Faneva et jean-rené

Le centre d’Imady ala, avec Sahondra et Alexander

Le centre d’Ambohimahazo, avec Berthieu et joseph

et enfin le centre de Soavina, avec Eliasy et désiré.

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Antsirabe a beaucoup de cotés séduisants.

Ses nombreux lacs, ses collines et montagnes,

l’abondance de fruits et légumes qui poussent dans cette région,

il y a vraiment de quoi profiter.

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Mise à part cela, Antsirabe est une grande ville,

et l’on retrouve davantage de mendiants, de toute jeunesse et de toute vieillesse.

Le vendredi nous prenons le temps d’aller au marché,

un vaste espace qui grouille d’activités.

C’est tellement vivant que l’on peut venir simplement se promener et regarder,

 comme le font beaucoup de Malgaches.

C’est l’occasion d’acheter des fruits, nous avons le choix :

 poires, pommes, raisins, ananas, mangues, kaki, fruit de la passion, oranges, citrons, …

On retrouve donc des parties du marché destinées aux fruits et légumes,

d’autres parties aux céréales (maïs, riz de différentes qualité)

et légumes sec (haricots blanc, rouge, soja, pois de terre, arachide)

d’autres parties où se trouve le poisson séché,

plus loin ce sont les vêtements,

puis la quincaillerie, et articles en tout genre.

Ailleurs la viande, les tissus, etc.

On peut rajouter les marchands ambulants, vendant des jus frais et différents beignets.

Bref on peut facilement passer du temps !

Une grande partie des personnes que j’ai rencontré, ayant approximativement mon âge,

sont déjà mariées avec des enfants.

Par exemple si on considère les 6 coordinateurs et les 6 formateurs agricoles

 des centres de proximité de l’A.M., dont la moyenne d’âge doit être d’une trentaine d’année,

Il doit y avoir 3 personnes pas encore mariées.

Les autres le sont déjà et ont des enfants .

Autre chose sur la jeunesse de ces responsables,

je ne sais pas si cela est propre à l’A.M.,

mais l’on accorde des postes de responsabilité aux jeunes,

chose moins courante en France !

Dans la nuit du jeudi au vendredi, la société JIRAMA d’Ambositra a en partie brûlé !

C’est la société qui gère la distribution de l’eau et de l’électricité.

Ainsi dès mon retour d’Antsirabe, le vendredi soir, l’éclairage se fit à la bougie !

Étonnement, la totalité des lignes électriques ont refonctionné le samedi soir ;

alors qu’on pronostiquait sur la longueur que pouvait prendre la remise en marche du circuit!

Mardi 12 et mercredi 13 Mars, c’est l’Assemblé général annuelle de l’A.M.

Il y a aussi les deux autres associations constituantes de l’A.M,

le FKMS (fédération chrétienne des personnes malades et handicapées)

et le CROPH (Comité responsable de l’organisation des personnes malades/handicapées)

A cette occasion il y a aussi quelques comités de sœurs, de différentes congrégations d’Ambositra, car certaines d’entre elles travaillent à l’A.M.

Enfin 3 pères nommés par le diocèse pour participer à la réunion,

car n’oublions pas que l’A.M, est une œuvre diocésaine

et que le premier responsable est Monseigneur l’évêque.

Ainsi pendant 2 jours, il a été question de la suite a donné aux actions pour les années 2014-2015.

Considérant premièrement, les résultats obtenus jusqu’à aujourd’hui,

(concernant la sensibilisation, les soins et suivis, et le volet développement)

et deuxièmement le fait que l’A.M doit viser l’autonomisation de son fonctionnement,

de longues discussions ont donc eu lieu.

Loin de l’harmonie, au sein même des différentes entités constitutives de l’A.M,

et de leur manque d’échange au cours de l’année,

des recommandations sont sorties, pour améliorer l’efficacité du travail à venir.

Sans doute la tache la plus ardue,

tourne autour de l’implication personnelle, de la conscience professionnelle des différents acteurs,

pour atteindre l’objectif général qui est de

« promouvoir et améliorer la situation socio-sanitaire des personnes malades/handicapées

dans la perspective de leur développement durable! »

L’implication des différents acteurs est très différente,

d’un coté nous avons les personnes qui se donnent corps et âmes de manière quasi bénévole,

ce travail est pour eux une vocation ;

et de l’autre coté nous avons des personnes qui attendent le salaire à chaque fin de mois.

Entre ces deux extrêmes ce situent plus d’une centaine d’acteurs,

dont il faut assurer l’organisation pour atteindre les objectifs premiers socio-sanitaires

et les second relatif à l’autonomisation de l’A.M.

Quelques jours après, j’ai saisi l’occasion d’aller à Andina,

à 19 km à l’ouest d’Ambositra, avec le Père Nonne.

Ces parties de brousse font partie de son lieu de travail, et Andina est son camp de base !

C’est le jour du marché, Vendredi,

 et la seule piste qui traverse le village est remplie de stands et des paysans des environs !

On sent une nette différence avec la commune rurale d’Ambositra.

A Andina c’est vraiment la campagne.

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Le jour du marché est l’occasion de faire la fête, de retrouver tout le monde,

d’acheter ce que l’on a besoin et même beaucoup plus à vrai dire !

Il n’y a pas vraiment d’économie faite, d’après les dires du père !

En fin de journée bon nombre des paysans repartiront ivre jusqu’à chez eux !

Leur longue marche leur paraîtra plus courte !

Quelques kilomètres plus loin, les paysages sont plutôt saisissants !

Des cours d’eau, des cascades, des collines, voir même des petites montagnes,

et quelques rares habitations de ci de là !

Il y a une grande paix qui se dégage de ces endroits.

Et en tous ces lieux, Père Nonne vient célébrer la messe !

A raison d’une fois minimum par an pour certains endroits,

car parmi les 22 villages sous sa responsabilité de prêtre,

il doit pour certains d’entre eux laisser la voiture,

puis continuer une petite randonnée de 2h de temps !

Il me tiendra au courant de sa prochaine excursion, pour que je puisse l’accompagner !

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En ce jour, bien qu’imprévu, j’ai été un représentant de France

pour une association de l’hexagone qui avait subventionné des paniers de baskets à Andina.

Et comme je suis arrivé en même temps que ceux-ci,

 j’ai eu l’honneur d’inaugurer ces panneaux en versant dessus, un peu de rhum local !

Après le discours des représentants,

 et leur remerciement à Dieu et à ceux qui avait participé au projet,

l’équipe locale a installé les paniers !

Le terrain se trouve juste a coté de l’église !

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Entre temps,

nous avons eu la chance d’assister à la répétition de danses locales.

Les collégiens, accompagnés de tam-tam et de flûte à bec,

se sont lancés dans près d’une heure de spectacle ; tige de bambou et coupe de bois, à la main! (photo prochainement)

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Après avoir trouvé dans les documents de travail, une petite présentation d’Ambositra,

du point de vue historique, je vous la met en copie !

«  La ville d’Ambositra, Chef lieu du district, et capitale du Betsileo Nord, descendant de Monsieur          ANDRIAMBENITANY et les ZANAKOMPANALINA, était crée à partir de l’arrivée du Roi Antaimoro nommé «  MPANALINA » sur une colline située au sud-ouest de la ville actuelle.

Avec ses nombreux zébus à bosse appelés « VOSITRA » éparpillés sur cette colline où ils décidaient à s’installer, vient le mot « AMBOSITRA » au début de XIXèsiècle.

En 1811, l’effondrement du royaume sous le règne de RANDRIAMAMPANALINA par suite de l’arrivée du Roi RADAMA 1er et ses équipes avait interdis à tous jamais de rebâtir Ambositra sur le même lieu. C’est ainsi, la colline de « VINANY » située sur un point stratégique au centre de la vallée, fut choisi comme nouvel emplacement et prit l’ancien nom baptisé « AMBOSITRA ».

Plus tard, lors de la colonisation française en 1895, les collines, les plaines et les bords de rivières de la dite ville étaient couvertes d’églantines sauvages à fleurs roses, d’où son nouveau nom que le vazaha (étranger) avait appelé « AMBOSITRA LES ROSES ». Et, ce n’est qu’à partir de l’année 1951 période pendant laquelle les quartiers pouvaient se regrouper en plusieurs villages, la ville d’AMBOSITRA fut constituée en commune urbaine.

Enfin, outre sa spécificité historique et conservatrice surtout pour les « Tompon’Anarandray »,

la sous-préfecture d’Ambositra, grâce au formation donnée par les missionnaires chrétiens à l’époque, était reconnue internationalement par les spécialités artisanales en occurrence « l’art ZAFIMANIRY », la « SCULPTURE » et la « MARQUETERIE ».

Alors qu’actuellement le chef lieu de Fivondronana d’Ambositra est dénommé

: « la capital de l’artisanat ».

Sur le plan territorial, le District d’Ambositra est le District qui abrite la ville Chef lieu

 de la Région d’AMORON’I MANIA.

Il est actuellement composé de 23 communes et 290 Fokontany (quartier) »

Voici deux cartes qui peuvent situer un peu mieux la région d’Amoron’i Mania

et des différents lieux de mon intervention Soavina, Amborompotsy, Ambohimahazo, Sandrandahy, Imady ala, et aussi Antsirabe et Andina.

8-carte-mada-mania

9-amoroni-mania

Ici ca va toujours, ce qui est le plus difficile pour l’instant c’est la langue malgache!

Tant que je ne parlerais pas malgache, je ne serais pas intégrer!

En général, même si je suis avec un groupe sachant parler français,ils parleront malgache,

ils ne feront pas l’effort que je comprenne ce qu’ils disent, donc voila la situation!

Je me rapproche donc des fois de togolais présent ici pour parler français!

Ce soir je vais découvrir une activité à la mode depuis quelques années à Madagascar,

le KARAOKÉ.

je vous embrasse.

2 Réponses à “Madagascar 3”

  1. Salut Florent !
    Merci, tes articles sont passionnants. Les photos bienvenues, tout comme les cartes.
    A bientôt le plaisir de te lire à nouveau.
    JJ

  2. Jean-Michel BICHOT 9 avril 2013 à 14 h 26 min

    Bonjour Florent,
    Merci pour tout ce que tu nous offres.
    Bravo à toi pour ton implication dans cette belle mission.

    Avec Anne-Marie, nous redifusons toutes ces infos sur le site du diocèse … et nous sommes à l’affût de nouvelles infos.

    Bien fraternellement avec toi et auprès de tous ceux qui t’entourent.

    Anne-Marie et Jean-Michel


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